Une maison de drap, une cour et sept tapis
Trois ans pour rendre la cour praticable, une salle basse dégagée jusqu'à la pierre et une équipe de cinq personnes qui vit au rythme des saisons.
Ce que la cour cachait

Sous quatre couches de ciment, la cour avait gardé ses dalles de pierre dorée et la margelle d'un puits comblé. Il a fallu une saison entière pour dégager l'ensemble sans casser une arcade.
La tourelle de l'escalier à vis était murée depuis les années soixante. Nous l'avons rouverte, éclairée et laissée fermée au public : les marches sont d'origine et le garde-corps ne l'est pas.
La salle basse, elle, servait de réserve à une mercerie. Sous le placoplâtre, une voûte entière attendait, en pierre dorée du pays, que nous avons simplement lavée.
Cinq personnes
L'équipe complète : cuisine, salle et cour.
Quarante couverts
En salle basse, et vingt-huit de plus dans la cour en saison.
Une saison de fouille
Le temps qu'il a fallu pour retrouver les dalles.
Trois choses que nous ne changerons pas
- Le jeu reste sans enjeu : ni mise, ni gain, ni classement gardé d'une soirée à l'autre.
- La cave ne prend que des vins nés dans les coteaux voisins, quitte à avoir une carte courte.
- La cour se tait à partir de 22h : les voisins vivent au-dessus de nos arcades depuis bien avant nous.